Photos réponse 100-2

Chevalier sylvain Tringa glareola

Jeudi 13 décembre 2018, par Daniel Pareuil // Oiseaux mystère de Daniel

Un grand bravo à M.L. Vieille et Catherine Michels pour leur réponse respective.

Toutes deux se sont basées sur la silhouette pour reconnaitre un Chevalier.

Toutes deux, pour sélectionner le Chevalier sylvain Tringa glareola, ont mentionné :

- le dos taché de blanc (taches blanchâtres, points blancs)

- le sourcil clair se prolongeant en arrière de l’œil.

Et…Elles ont eu raison !

L’oiseau mystère 100-2 est un Chevalier sylvain Tringa glareola.

Le Chevalier sylvain peut éventuellement être confondu avec les Chevaliers culblanc Tringa ochropus, solitaire Tringa solitaria, grivelé Actitis macularius de taille similaire, et avec le juvénile de Chevalier gambette Tringa totanus et le Chevalier à pattes jaunes Tringa flavipes, tous deux de plus grande taille.

Nous verrons cela par la suite, en détails et en photos.

Sur les trois photos présentées A, B et C, voici les critères que j’ai pu noter :

Photo A :

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun.

- silhouette fine, gracile, élégante.

Photo B :

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun.

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil.

- silhouette fine, gracile, élégante, malgré la position repos de l’oiseau.

- poitrine striée de brun gris sans limite nette.

- petits traits fins et sombres barrant la queue.

- pointe de l’aile superposée à celle de la queue.

Photo C :

- silhouette fine, gracile, élégante.

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil.

- poitrine striée de brun sans limite nette.

- pattes jaunes.

Voyons la réponse en photos de l’oiseau mystère 100-1 A, B et C.

- Oiseau mystère 100-1 A.

Prairies humides entre El Cortalet et la station d’épuration, réserve naturelle des Aiguamolls de l’Empordà (Castello d’Empuries) (Cataluyna) (Espagne), le 22/04/2013, Daniel Pareuil.

Nous avions :

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun.

- silhouette fine, gracile, élégante.

- pattes jaunes.

Nous avons :

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil.

Ce Chevalier sylvain n’était pas très loin, ce qui permet de bien apprécier le plumage des parties supérieures. Groupe en halte migratoire prénuptiale, difficile à évaluer du fait de la nature du milieu. (8 individus observés).

- Oiseau mystère 100-1 B.

Rizière, rizerie des Pradeaux (St Gilles) (30), le 25/04/2005, Daniel Pareuil.

Nous avions :

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun.

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil.

- silhouette fine, gracile, élégante, malgré la position repos de l’oiseau.

- petits traits fins et sombres barrant la queue.

- pointe de l’aile superposée à celle de la queue.

- pattes jaunes sales (vase).

Nous avons :

- confirmation de ces critères.

Ce Chevalier sylvain, un adulte, n’était pas seul dans cette rizière. Le groupe en migration prénuptiale comportait 43 individus.

- Oiseau mystère 100-1 C.

Bords de Loire (Montlivault) (41), le 03/08/2004, Daniel Pareuil.

Nous avions :

- silhouette fine, gracile, élégante.

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil.

- poitrine striée de brun sans limite nette.

- pattes jaunes.

Nous avons en plus :

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun chaud.

- pointe de l’aile superposée à celle de la queue.

- marques indistinctes sur les flancs (comparer avec les flancs de B).

- petits traits fins et sombres barrant la queue.

Ce Chevalier sylvain était, à priori, seul en bord de Loire. Le dessus du plumage brun chaud, les marques indistinctes sur les flancs en font un probable juvénile.

En résumé, les principaux critères d’identification du Chevalier sylvain sont :

- silhouette fine, gracile, élégante.

- nombreuses taches blanches sur les parties supérieures du plumage de couleur brun.

- sourcil clair continuant en arrière de l’œil, souligné d’un trait loral sombre cherchant à traverser l’œil. (Ce critère à lui seul élimine les Chevaliers culblanc, solitaire, grivelé, gambette juvénile, à pattes jaunes.)

- poitrine striée de brun sans limite nette.

- pointe de l’aile superposée à celle de la queue.

- petits traits fins et sombres barrant la queue.

- pattes jaunâtres ou jaunes tirant sur le vert.

Néanmoins, sur le terrain, la distance d’observation compliquant les choses, il faut se rappeler que :

- le Chevalier culblanc, particulièrement le juvénile, possède, lui aussi, des parties supérieures du plumage brunes avec des taches claires.

- le juvénile de Chevalier gambette possède des pattes jaunes légèrement orangées. Sa plus grande taille, comparée à celle du Chevalier sylvain, permet de ne pas le confondre avec celui-ci. Encore faut-il avoir une référence pour apprécier cette taille. En cas de doute, les critères d’identification du Chevalier sylvain sont à rechercher, particulièrement celui du sourcil clair en arrière de l’œil.

Voyons maintenant la biologie du Chevalier sylvain.

Rizière, rizerie des Pradeaux (St Gilles) (30), le 25/04/2005, Daniel Pareuil.

Cet adulte est en halte migratoire prénuptiale en route vers le nord du continent Eurasie. Notez la présence de motifs sur les flancs de l’oiseau.

Le Chevalier sylvain apprécie les eaux douces et saumâtres. Il ne suit pas le littoral, c’est un migrateur de l’intérieur des terres. Sa migration s’effectue de nuit.

Son cri en vol est un sifflement rapide et aigu Kif-Kif-Kif-Kif…

Ceux qui traversent la France nidifient en Scandinavie ou en Russie.

La période de cette migration prénuptiale s’étend de fin mars à début juin, avec un passage culminant à la mi-mai. Le voyage est rapide puisque la nidification commence dès avril-mai.

L’espèce niche en Scandinavie, Russie et Sibérie, dans les zones marécageuses des forêts de conifères, les tourbières et les marais à végétation peu fournie.

La parade nuptiale, accompagnée de chants, se déroule en vol au-dessus du site de nidification.

Dans les tourbières, le nid constitué d’herbes sèches et de petites feuilles est caché sous des touffes d’herbes souples. La ponte est de quatre œufs. Les jeunes sont volants au bout de 30 jours environ.

Le Chevalier sylvain se nourrit essentiellement d’invertébrés qu’il collecte en bord de rivage ou en eau peu profonde. En été, il peut consommer quelques baies et à l’occasion quelques graines, algues ou fragments végétaux.

La migration post-nuptiale peut démarrer dès la fin juin et se termine en octobre. En début août, ce sont principalement les juvéniles qui passent et que l’on peut observer lors des haltes.

Mes observations les plus tardives :

- le 30/09/2000 Parc du Marquenterre (St-Quentin-en-Tourmont) (80).

- le 29/09/2014, La Chevrolerie (St julien-sur-Cher) (41).

- le 28/09/2015, Le Coudray, bassins de décantation (Ruan) (45).

La Chevrolerie (St-Julien-sur-Cher) (41), le 29/07/2016, Daniel Pareuil.

Ce Chevalier sylvain nous montre son croupion et c’est l’occasion de voir les fines barres brunes de la queue (plus fines que celles du Chevalier culblanc).

L’espèce hiverne en : Afrique tropicale, orientale et du sud, Arabie, Inde, Asie du sud-est, sud-est de la Chine, Philippines et Australie, selon les voies de migration.

Les Chevaliers Sylvain qui nichent en Scandinavie et Russie rejoignent l’Afrique tropicale et orientale.

En France, le Chevalier sylvain est un hivernant rare, voire exceptionnel.

L’hiver 2006/2007 a vu un cas d’hivernage documenté à l’étang de l’Arche en Sologne (Chemery) (41) et publié dans « Ornithos 16-2 page 149 » par Alain Pollet et Frédéric Pelsy.

Statut : Sur la liste rouge mondiale : LC, c’est à dire : « préoccupation mineure ».

En France, le Chevalier sylvain est un migrateur peu commun et un hivernant exceptionnel.

Au début de cette réponse, je vous avais promis une comparaison en image des autres Chevaliers, qui peuvent entrainer la confusion, avec le Chevalier sylvain.

J’avais noté : les Chevaliers Culblanc, solitaire, grivelé, gambette juvénile et à pattes jaunes.

Parke ekologihoa PLaiaundi (San-Sebastien) (Espagne), le 13/04/2011, Daniel Pareuil.

Ces deux Chevaliers culblancs à la silhouette plus ramassée que le Chevalier sylvain nous montrent des plumages de parties supérieures tachées de blanc, différemment. Sur la photo, celui de gauche, un peu comme un Chevalier sylvain, a plus de taches blanches que celui de droite. Il y a de la variabilité.

Le sourcil et le trait loral qui s’arrêtent à l’œil fortement cerclé de blanc, sont un excellent critère pour éviter la confusion avec le Chevalier sylvain. Cela est bien visible sur la photo, chez l’oiseau de droite.

La largeur des barres de la queue de l’oiseau de gauche sur la photo élimine le Chevalier sylvain. A noter : l’extrémité des rémiges primaires ne dépasse pas la queue, et les pattes sont de couleur jaune vert.

Sur la poitrine, la limite entre le blanc des parties inférieures et le brun des parties supérieures est nette, chez le Chevalier culblanc. C’est un bon critère d’identification, mais sur cette photo, il n’est pas très visible.

Il est sensiblement de même taille que les Chevaliers sylvain, solitaire et grivelé.

Vous pouvez revoir l’oiseau mystère 95-1 et photos réponse 95-2. Voici le lien :

http://www.lotnature.fr/spip.php?article1231

Mare de Poull Brac (Ouessant) (29), le 13/10/2012, Daniel Pareuil.

Ce Chevalier solitaire est très proche du Chevalier culblanc et cette espèce Nord-américaine a une silhouette moins ramassée. Cette dernière est intermédiaire entre le Chevalier culblanc et le Chevalier sylain.

Les parties supérieures du plumage sont brunes tachetées de blanc (ici il y a peu de taches, mais il y a de la variabilité sur cet élément), et la limite de ces dernières avec les parties inférieures blanches est nette comme chez le Chevalier culblanc.

Le sourcil accompagné du trait loral s’arrête à l’œil qui est davantage cerclé de blanc que chez le Chevalier culblanc. Il existe une petite excroissance du cercle oculaire blanc à l’arrière de l’œil dans l’axe du bec (détail difficile à voir).

La queue est barrée de la même manière ou presque que chez le Chevalier culblanc. Une petite différence, néanmoins : des amorces de barres peuvent être visibles sur les bords du croupion. Ces amorces bien visibles en vol sont masquées en grande partie par l’aile pliée.

Bien plus visible en vol est la large bande longitudinale noire qui couvre la partie centrale de la queue et du croupion.

Il nous reste, bien visible sur cette photo, un critère d’identification du Chevalier solitaire le distinguant des Chevaliers culblanc et sylvain : c’est la projection primaire plus grande qui fait que le bout des rémiges primaires dépasse la queue.

Les pattes sont de couleur vert jaune.

Il est sensiblement de même taille que les Chevaliers sylvain, culblanc et grivelé.

Etang de Kerescar (Ploumoguer) (29), Le 03/11/2011, Daniel Pareuil.

Ce Chevalier grivelé, espèce Nord-américaine en plumage hivernal, ressemble un peu au Chevalier guignette. La confusion avec les Chevaliers sylvain, culblanc et solitaire est moins risquée.

En effet, comme le Chevalier guignette il possède une nette remontée de blanc à l’épaule.

Le critère le plus visible pour le différencier du Chevalier guignette réside dans la couleur des pattes bien jaunes.

La projection primaire est plus courte que chez le Chevalier guignette.

Sa manière de se déplacer en vol bas au bord des rivières ou des points d’eau est différente de celle du Chevalier guignette.

Ces quatre Chevaliers Sylvain, culblanc, solitaire et grivelé sont sensiblement de même taille et tous hochent nerveusement de la queue.

Vous pouvez revoir l’oiseau mystère 52-1 et Photos réponse 52-2. Voici le lien :

http://www.lotnature.fr/spip.php?article634

Observatoire 11, parc ornithologique du Teich (Le Teich) (33), le 11/08/2012, Daniel Pareuil.

Ces deux limicoles appartiennent à la même espèce : le Chevalier gambette.

Si l’adulte, le plus haut sur la photo, ne pose guère de problèmes d’identification de par la couleur rouge vif de ses pattes, le juvénile, juste en dessous sur la photo, peut en poser.

Effectivement, chez le juvénile de Chevalier gambette, les pattes sont jaunes, la queue est barrée finement, le bout des rémiges primaires ne dépasse pas la queue, la silhouette est élancée, un vague sourcil blanc surmontant un trait loral noir atteint l’arrière de l’œil, les parties supérieures du plumage sont brunes tachées de blanc, les parties inférieures sont blanches…Il y a là de nombreux éléments qui se retrouvent chez le Chevalier sylvain.

Heureusement, le Chevalier gambette est de taille nettement supérieure à celle du Chevalier sylvain ( 270-290 mm pour 190-210 mm).

Et puis, il y a le bec nettement bicolore chez le Chevalier gambette. La base du bec, les deux mandibules comprises, est rouge chez l’adulte. Cela est vrai également chez le juvénile, même si le rouge est plus terne ou d’une autre couleur, comme sur la photo suivante.

Observatoire 11, parc ornithologique du Teich (Le Teich) (33), Le 01/09/2016, Daniel Pareuil.

Ce très jeune juvénile de Chevalier gambette a une base du bec en attente de devenir rouge et son plumage ressemble au plumage hivernal de l’adulte. Quelques plumes de couvertures alaires au motif dentelé subsistent du plumage précédent.

Ici, pas de confusion possible avec un Chevalier sylvain.

Marais de la chapelle St-Corentin (Sein) (29), le 10/10/2010, Daniel Pareuil.

Le Chevalier à pattes jaunes, espèce nord-américaine est un sérieux candidat pour les risques de confusion avec le Chevalier sylvain.

Quelques éléments permettant de faire la distinction :

- La taille (230-250mm) est supérieure à celle du Chevalier Sylvain (190-210 mm) et inférieure à celle du Chevalier Gambette (270-290 mm).

- La couleur des pattes est un jaune éclatant. Celles du Chevalier sylvain sont jaunes ternes.

- La grande projection primaire faisant dépasser nettement la pointe des rémiges primaires de la queue. Cela allonge la silhouette.

- Le sourcil blanc ne va pas sur l’arrière de l’œil comme chez le Chevalier sylvain.

- Le dessus de la tête, la calotte, est plus claire que chez le Chevalier sylvain.

Marais de la chapelle St-Corentin (Sein) (29), le 11/10/2010, Daniel Pareuil.

Le même Chevalier à pattes jaunes. Sur cette photo, on peut davantage apprécier la longue projection primaire et le sourcil blanc qui ne dépasse pas l’œil.

Eh bien voilà ! C’est la fin, j’espère ne pas vous avoir trop embrouillés.

Si vous ne connaissez pas le Chevalier sylvain, offrez-vous un petit tour en Camargue gardoise ou Grande Camargue au printemps de la mi-avril à la mi-mai.

Vous le chercherez sur les rizières en eau ou en bord des lagunes.

C’est un bel oiseau qui vous fera rêver avec ses longs voyages migratoires.

J’adresse tous mes remerciements :

- à Jean-Pierre Jacob et sa fille qui m’ont permis de diffuser un bon nombre d’articles sur le site « Lot Nature ».

- à tous ceux qui courageusement ont osé donner des réponses. J’ai d’ailleurs constaté leur progression dans l’identification des oiseaux, au fur et à mesure que défilaient les numéros d’oiseaux mystères.

- à tous ceux qui ont pris le temps de me lire…

- à Geneviève ma compagne, qui a mis de l’ordre dans mes phrases et signalé mes fautes d’orthographe.

C’était avec plaisir !

Une bonne fin d’année à tous et que l’année 2019 vous apporte de superbes observations !

Daniel Pareuil.

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4 Messages de forum

  • Photos réponse 100-2 14 décembre 2018 18:36, par M-L Vieille

    Bonjour,
    La découverte des oiseaux-mystères va me manquer !
    C’était un plaisir, à chaque parution, d’examiner la photo avec la plus grande attention, de chercher les critères qui pouvaient me mettre sur la voie puis de consulter le guide ornitho pour affiner ou confirmer mon intuition première.
    Grace à l’oiseau-mystère, j’ai fait connaissance avec de nombreux oiseaux que je n’avais jamais observés dans la nature et dont certains me sont devenus presque familiers maintenant.
    Un GRAND MERCI à M. PAREUIL pour ce beau travail et Bonnes Fêtes à Tous.
    M-L Vieille

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  • Photos réponse 100-2 6 janvier 16:52

    Bonjour,

    Comme pour M-L, les oiseaux-mystère vont me manquer …
    En tous cas, merci pour la qualité de vos explications. C’était extrêmement intéressant.
    Quant aux identifications sur le terrain, c’est bien … mais vraiment plus difficile que sur des photos, tranquillement devant l’ordi ;-))

    Bonne continuation à vous et meilleurs vœux.

    Catherine Michels

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    • Photos réponse 100-2 7 janvier 12:30

      Merci Catherine Michels pour ce mot sympathique et vos meilleurs voeux.
      A mon tour, je vous présente les miens et vous souhaite de belles observations, celles dont on se souvient longtemps.
      Merci pour votre participation active aux réponses et échanges.
      L’observation sur le terrain est plus aléatoire mais elle est nécessaire pour bien mémoriser, pour acquérir le jizz de l’oiseau et progresser.
      Le guide, les photos, permettent de prendre des points de repère et de compléter ses connaissances.
      De même, les sorties guidées sur le terrain sont bienvenues. Mais si elles ne sont pas suivies de ses propres prospections et découvertes, le bénéfice qu’elles peuvent apporter, se réduit en peau de chagrin.
      Amitiés. Daniel Pareuil.

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