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Photos réponse 28-3
dimanche 4 juillet 2010, par Daniel Pareuil
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La silhouette de cet oiseau mystère n’est finalement pas très familière, sauf dans les guides, bien sûr. Par contre son chant l’est et même lorsque une perte d’audition nous affecte, nous l’entendons malgré tout, le jour et même la nuit.

Actuellement, il est en pleine nidification et il devrait être discret. Quelque célibataire ou tout jeune mâle adulte, ne s’étant pas appairé, chantera encore.

Le plus rondouillard de la famille, les Turdidés, serait sans équivoque le Rougegorge familier Erithacus rubecula .

Si la silhouette de l’oiseau mystère, ne nous est pas très familière, malgré une présence effective démontrée par le chant fréquent de la mi-avril à la mi-juin, c’est qu’il se cache fort habilement.

J’avoue que depuis longtemps, lorsqu’il me chante dans les oreilles, je renonce à toute recherche visuelle.

Une fois installé, il chante à l’intérieur de son buisson ou de sa haie ou encore des branches basses d’un grand arbre. Mais attention il place entre lui et votre œil une branche bien feuillue, il vous voit et vous, vous l’entendez !

Vous l’avez localisé à l’oreille, il est là, juste en haut de l’autre côté de la haie. Vous la contournez, avec de grandes précautions, et vous scrutez avec insistance. Il a arrêté le chant, puis il le reprend, mais de l’autre côté, là où vous étiez avant.

Si vous êtes trop persévérant, il s’envolera et vous aurez, au mieux aperçu un oiseau de couleur rousse, plus gros qu’un moineau domestique, ayant une queue assez longue. Mais ce n’est pas la bonne démarche.

Pour le découvrir, il faudra le rechercher dès qu’il arrive d’Afrique, où il a passé l’hiver. Pour lui il y a de la concurrence, il chantera un peu plus à découvert.

Vous aurez peut-être la chance de le voir, comme dans le cas de la photo d’oiseau mystère 28-2. Cette dernière est déroutante, car si nous voyons parfaitement l’oiseau, il est rare de le trouver sur un fil électrique.

Autre possibilité de le rencontrer : le matin de bonne heure, recherchant de la nourriture au sol, dans un endroit frais. Vous serez surpris autant que lui !

Une bonne solution, sur nos causses, à partir de fin mai, quant il fait chaud, consiste à le guettez, venant boire ou se baigner. Mais la mare que vous aurez choisie, devra être bordée en partie d’arbustes, qui lui permettront de se cacher pour l’approche.

Autrement, à bonne distance, avec un télescope terrestre ou lunette, cela ne devrait pas poser de problème.

Mais voyons le résultat avec une photo réponse :

Le Ponneau, Abbaye du lieu-Dieu (Jard-sur-Mer) (85), le 30/04/2010, Daniel Pareuil.

Il chante à tue-tête. Le milieu est plus typique pour l’espèce. Comme sur la photo d’oiseau mystère 28-2, nous voyons que les parties supérieures du plumage sont rousses et que les inférieures se partagent entre le gris beige et le blanc. Le cercle oculaire est blanc et rehausse un œil sombre.

Sur cette autre photo, nous constatons que les coins de la queue rousse sont arrondis et que la tache noire a disparue.

Canjun (Gramat) (46) le 03/06/2004, Daniel Pareuil.

Observation sur une mare :

Mare en face les Bois Noirs, D39 (Couzou) (46), le 12/06/2006, Daniel Pareuil.

Il n’est pas possible de distinguer mâle et femelle, par contre le juvénile est moucheté de brun sur la poitrine et le dessus de la tête. Ce dernier est encore plus farouche que ses parents et est difficile à observer.

Voir dans les précédents articles, où il fallait rechercher des couples adulte/juvénile : "Naissances aux lacs de Tsonoye, Couzou, Fargues, Mège" et "réponses aux photos d’oiseaux mystères : Naissances aux lacs de Tsonoye, Couzou, Fargues, Mège".

Cet oiseau farouche à un régime insectivore, c’est un migrateur commun dans le département du Lot.

Mais au fait, vous l’avez reconnu, Marc vous a donné de bons indices.

Et oui, c’est le Rossignol Philomèle Luscinia megarhynchos !

Je craignais que l’on me propose : Rossignol progné Luscinia luscinia . Il est n’est pas facile de différencier les deux espèces. Les photos ne sont pas assez fines pour apprécier la longueur de la première rémige primaire ou le nombre d’extrémités de rémiges primaires visibles sur l’aile repliée, ou encore la plage grise sous la gorge.

Merci à MME Clamens et à Jean-Jacques pour leurs réponses et à Marc pour son aide.

Jean-Jacques avait proposé la bonne réponse avec un point d’interrogation, mais j’ai prolongé le suspens avec une photo inattendue mais intéressante. Cette dernière a sans doute fait diversion.

A bientôt et avec plaisir.

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