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Photos réponse 24-2
lundi 15 mars 2010, par Daniel Pareuil
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La photo des oiseaux mystères 24-1, nous présente un beau fouillis de limicoles.

Ils trouvent nourriture sur les vasières, que la mer découvre. Lorsque celle-ci remonte, ils doivent se reposer dans un endroit proche, pour pouvoir repartir dès que cela sera possible, et à l’abri des prédateurs et des dérangements.

Dans cette dernière phase, ils sont parfois accompagnés par les prédateurs.

J’ai observé, une fois en Bretagne, à marée montante, un Faucon hobereau qui, de rochers en rochers, progressait avec les limicoles et les observait afin de sélectionner une proie.

Donc la majeure partie des oiseaux de la photo 24-1 sont des limicoles, sauf un. Ce qui a bien été détecté par Jean-Jacques et Wilfried, que je remercie pour leurs réponses.

Commençons par cet oiseau blanc, au dos gris, ayant un bec jaune très pointu et un front blanc. Sa forme est effilée et il est court sur pattes.

La forme élancée, les pattes courtes rappellent des hirondelles de grosse taille, sternes ou guifettes. Le bec jaune, long et pointu, le front blanc, la calotte et le loup noirs nous orientent immanquablement vers la Sterne naine Sterna albifron .

Les sternes ont des grandes ailes pointues comme les guifettes, mais généralement, leur queue est longue (sauf pour la Sterne hansel). Les guifettes se distinguent, facilement des sternes, par un vol plus aisé et capricieux.

Les guifettes attrapent des insectes à la surface de l’eau, elles ne plongent pas.

Les sternes attrapent des petits poissons dans l’eau, elles plongent.

L’oiseau, qui est au centre du tiers haut de la photo 24-1 qui n’est pas un limicole, est une Sterne naine Sterna albifrons.

Les Sablons, Beauduc (Camargue) (Arles) (13), le26/04/2006, Daniel Pareuil.

Le groupe de limicoles comprend plusieurs espèces. Essayons de les découvrir.

Il y a deux oiseaux au plumage nettement différent, qui apparaissent de nombreuses fois.

L’un est blanc presque pur avec un dos gris, l’autre blanc moins pur, voir grisâtre, au dos brun roux et possède souvent une tache ventrale noire.

Deux de ces oiseaux se trouve au centre de la photo 24-1. Nous noterons que celui qui est blanc pur a un bec un peu plus épais, un peu plus court et plus droit que l’autre. Pas facile à voir, nous le distinguerons mieux sur les photos réponses.

La sterne naine, nous fournie une référence de taille. La taille, le bec relativement court (« le jizz »), nous amènent chez les bécasseaux.

Par la taille nous pouvons éliminer de suite le Bécasseau maubèche Calidris canutus , trop grand et ceux de la taille du Bécasseau minute Calidris minuta , trop petit.

Pour simplifier, j’ai éliminé les bécasseaux rares sibériens ou nord-américains.

Mais il pourrait y avoir un individu. Les ornithos qui découvrent ces raretés doivent fouiller souvent des groupes de 2000 individus.

En utilisant les cartes de répartition des espèces, que nous trouvons dans les guides, nous pouvons voir de suite, qu’il y a peu de chance de trouver un Bécasseau falcinelle Limicola falcinellus à Oléron. Au pire, nous pourrions rechercher un sourcil fourchu.

Celui qui a la tache noire ventrale, est facilement reconnaissable, en plumage nuptial (dos brun roux et tache ventrale noire), c’est le Bécasseau variable Calidris alpina .

Celui qui est blanc pur au dos gris, avec un bec épais et court, élimine le Bécasseau cocorli Calidris feruginea , qui a un bec fin long et arqué, c’est le Bécasseau sanderling Calidris alba .

Une grande partie des limicoles de la photo 24-1 sont des Bécasseaux variables et Sanderling Calidris alpina et Calidris alba.

Le Bécasseau variable, très commun, peut nous servir de référence, pour identifier les autres Bécasseaux s.p. Attention, toutefois, comme son nom l’indique, il est variable en taille et par la longueur du bec.

En plumage internuptial, il peut être difficile de distinguer le Bécasseau cocorli du Bécasseau variable. Dans ce cas, il faut, étudier le sourcil blanc, qui est fourchu et nettement plus marqué chez le cocorli.

They de Ste-Ursule, Salin-de-Giraud (Camargue) (Arles) (13), le13/05/2009, Daniel Pareuil.

Port de Plaisance, côté bassin (Arcachon) (33), le19/01/2008, Daniel Pareuil.

A gauche dans la partie haute (à gauche de la Sterne Naine), un oiseau, ressemblant aux autres, mais plus gros est de face.

Nous devinons un bec court et épais. La couleur de la poitrine, chamois jaune, et le dos gris, élimine le Bécasseau violet Calidris maritima , qui a la poitrine mouchetée et le dos foncé (couleur des rochers).

Il s’agit d’un Bécasseau maubèche Calidris canutus, facilement identifiable par la taille. C’est le plus gros des Bécasseaux.

En haut et au centre de la photo, en second plan, il y a un autre bécasseau maubèche.

Plage, zone ostréicole, bassin d’Arcachon (Arès) (33), le17/09/2005, Daniel Pareuil.

L’oiseau au centre est un bécasseau variable, noter la différence de taille.

Retournons, à la photo 24-1, en bas à droite, un oiseau de face, de taille sensiblement équivalente à celle des bécasseaux variables est nettement différent.

L’oiseau a la poitrine blanche, un collier large et noir, un bandeau noir, qui part du bec et traverse l’œil, un front blanc surmonté de suite d’une bande noire puis d’une calotte gris brun. Le bec semble orange et nous distinguons, en arrière de l’œil, au dessus de la bande noire, une tache blanche.

Il a le « Jizz » d’un Gravelot s.p. La taille, l’analyse du plumage de la tête, permettent de déterminer un Grand gravelot Charadrius hiaticula.

Chemin des Pêcheurs, baie de Bonne-Anse (Les Mathes) (17), le23/08/2004, Daniel Pareuil.

Fouillons à nouveau la photo 24-1, aux tiers droit et haut, il y a un oiseau de taille moyenne (équivalente à celle du Bécasseau maubèche) ayant le ventre et la poitrine blanche. La poitrine est fortement marquée par un large collier noir. Le dos est foncé.

Malgré que nous ne voyons pas la tête, nous devinons un Tournepierre à collier Arenaria interpres.

Porspaul (Lampaul-Plouarzel) (29), le 25/10/2008, Daniel Pareuil.

Nous sommes arrivés au nombre de six espèces :

  Sterne naine. Sterninés. Non limicole.

  Bécasseau variable. Scolopacidés. Limicole.

  Bécasseau sanderling. Scolopacidés. Limicole.

  Bécasseau maubèche. Scolopacidés. Limicole.

  Grand Gravelot. Charadriidés. Limicole.

  Tournepierre à collier. Scolopacidés. Limicole.

La sterne naine était en migration, passage automnal.

Lorsqu’ils se nourrissent, nous trouverons nos limicoles :

Sur la vasière, en allant vers l’eau, d’abord le Grand gravelot, puis les Bécasseaux variable et Maubèche.

Dans les rochers, le Tournepierre à collier.

En bord de mer, courant et cherchant à attraper les insectes qui fuient la montée des eaux, le Bécasseau sanderling.

Si vous trouvez une autre espèce, faites le moi savoir en argumentant.

Merci et à bientôt peut-être.

3 Messages de forum
  • > > Photos réponse 24-2 / 22 septembre 2010 05:19 / par Janet Franter
    Récemment, j’ai rejoint un groupe d’ornithologues amateurs ici dans ma ville natale parce que j’ai essayé de trouver un passe-temps bon côté de la prise de photographies d’enfants dans notre parc communautaire. J’étais tellement excitée quand j’ai eu à voir ces images car elles ne sont pas ce que nous voyons habituellement int qu’il réserve que nous allons observer les oiseaux. Merci beaucoup pour ce partage.

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  • > > > Photos réponse 24-2 / 20 mars 2010 09:23 / par Jean-Jacques Lacroix

    Le grand gravelot est trop "craquant" !Joli travail bien argumenté comme à l’accoutumé !Sait-on (même si on s’en doute) si les oiseaux ont beaucoup souffert durant la dernière tempête ? Une cigogne noire a été aperçue(de façon formelle) du côté d’Aynac selon des amis il y aurait une dizaine de jours.

    jjL

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    • > > > > > Photos réponse 24-2 / 20 mars 2010 18:26 / par Daniel Pareuil

      Au regard des données, mises sur les sites (regard très superficiel), il me semble pas que les oiseaux aient été touchés lors de la dernière tempête. quelques espèces rares ont été signalées sur la côte. Par contre les réserves naturelles de la côte atlantique ont été très endommagées (il y a un appel à bénévole sur le site de la L.P.O.)

      Pour la cigogne noire, si tu peux avoir la date, l’heure, le lieu-dit, éventuellement la direction de vol et le nom de l’observateur (si il est d’accord), nous l’enregistrerons. Ces jours-ci, quatre cigognes noires ont été observées dans le S.O. du département.

      A bientôt Jean-Jacques.

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