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Photo réponse 15-2
mardi 10 novembre 2009, par Daniel Pareuil
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Quel malheur, je n’ai pas de photo réponse ! Notre oiseau mystère, s’est toiletté longuement et jamais, il ne m’a accordé un petit regard.

Il y a bien deux autres photos, mais elles sont guère plus explicites. Néanmoins, je vais les présenter, elles renforceront nos certitudes.

C’est sans doute plus clair !

Mais revenons à la photo d’oiseau mystère 15-1.

Il fallait tout d’abord, bien situer l’oiseau aux couleurs noire et blanche, et essayer d’estimer sa taille.

Cela est assez difficile, à réaliser, sur une photo (un peu plus aisé sur le terrain). Nous pouvions prendre en référence, les petits fruits de l’alisier, et constater, que notre oiseau, n’avait pas un fort, ni un moyen gabarit.

Il est gros comme un Moineau domestique. Les espèces proposées, Pic épeiche et Pic mar, sont grosses comme un Merle noir (le pic mar est un peu plus petit que le Pic épeiche).

Le peu de plumage que l’oiseau nous montrait, était noir, barré de blanc. Cela rappelle fortement les pics bigarrés*, qui ont souvent, en plus, des teintes rouge vif ou pâle.

*Pics bigarrés : Pics épeiche, mar, épeichette, à dos blanc, syriaque, tridactyle.

Dans notre cas, pas de rouge, seulement, du noir et du blanc.

Le dessus de la tête, la calotte, était visible, et il n’y avait pas de trace de rouge. Ce qui exclue les mâles et juvéniles de pic bigarrés et même la femelle de Pic mar.

Nous pouvions voir, une partie du collier, cette barre noire qui relie la nuque à la base du bec chez le Pic épeiche.

Dans le cas du Pic épeiche, où la liaison est entièrement réalisée, on dit que le collier est fermé. Lorsque ce Pic est juvénile, il arrive, que le collier ne paraisse pas bien fermé. Mais dans ce cas, nous aurions quelques traces de rouge sur le dessus de la tête.

Le collier de notre oiseau mystère, pic bigarré, est ouvert (il n’est pas raccordé à la nuque). Nous pouvons éliminer la femelle de Pic épeiche parmi les postulants.

Le Pic mar, l’ayant été, nous avons déjà presque la réponse.

Mais continuons, l’analyse, sur la photo.

Du plumage apparaît, le bas du dos et une extrémité de l’aile gauche entre ouverte. Sur le bas du dos, il y a des barres blanches qui sont propres au Pic épeichette Dendrocopos minor .

Le Pic à dos blanc Dendrocopos leucotos possède un dos blanc. Par contre, la sous-espèce lilfordi , de ce pic, qui est présente dans les Pyrénées, est rayée de blanc sur le dos !

Mais le Pic à dos blanc est, un tout petit peu plus grand que le Pic épeiche.

L’oiseau de la photo mystère 15-1, compte tenu de sa petite taille, de la calotte entièrement noire, du collier ouvert et du bas du dos rayé de blanc, est une femelle de Pic épeichette Dendrocopos minor .

Le dos rayé, est un caractère important de l’espèce, il est mis en valeur lors de la parade nuptiale.

J’aurais aimé, vous présenter une photo de femelle de Pic épeichette, mais je n’en possède pas.

Si vous avez une telle photo, proposez la, nous la présenterons sur le site.

Néanmoins, voici trois photos d’un mâle ou juvénile de Pic épeichette.

Il se nourrit sur les petites branches et il est souvent vers la cime de l’arbre.

Il s’ébroue. Noter l’intérieur des ailes rayées de blanc.

Il est de dos et en entier ! Nous pouvons voir les rectrices (plumes de la queue), aux extrémités pointues, très résistantes, qui servent de point d’appui, lors des escalades.

Une dernière photo, montrant la différence de taille entre Pic épeichette et Pic épeiche. La photo, n’est pas de très bonne qualité, mais elle est intéressante.

A gauche, mâle ou juvénile de Pic épeichette, et à droite, juvénile de Pic épeiche.

Le Pic épeichette est présent dans le département du Lot.

Sa petite taille et son grand territoire, font, qu’il n’est pas très souvent observé.

Personnellement, je l’observe, une ou deux fois dans l’année, chez moi, sur un territoire très fréquenté par les Pics épeiche et mar.

Ces trois espèces, au niveau alimentaire ne sont pas en concurrence, mais les jeunes de Pic épeichette, peuvent être prédatés par le Pic épeiche.

Ce petit Pic, se nourrit d’insectes et de larves, qu’il recherche dans les extrémités des branches, à la cime des arbres. Mais il peut être observé, près du sol, sur les tiges de plantes herbacées.

L’hiver, il suit, parfois « la ronde des mésanges ». Les mésanges, l’hiver, recherchent en groupe la nourriture, en passant de branche en branche, cela est appelé » la ronde des mésanges ».

Au printemps, le tambourinage des deux sexes, retentit. Mais la sonorité est très faible.

Une attitude sympa à observer, c’est celle où il pivote autour de sa branchette, accroché par ses ongles puissants et en appui sur les rectrices. Le Pic épeiche le fait également, mais le mouvement est moins rapide.

Je n’ai pas parlé des critères d’identification des Pics syriaque Dendrocopos syriacus et Tridactyle Picoïdes tridactylus, pour simplifier. Le Pic syriaque, de la taille d’un Pic épeiche, vit en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. Le Pic tridactyle est, un peu plus petit que le Pic épeiche, et la femelle a une calotte claire finement rayée de noir. Il est présent seulement dans les Alpes en France.

Merci, à ceux et celles qui cherchent. Une solution proposée, c’est un encouragement formidable.

A bientôt et avec plaisir.

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