Suite à la prolifération des chevreuils en Bouriane
Comment les Pins maritimes disparaissent
Un photo reportage de Maurice Lacombe
lundi 14 septembre 2009, par Lot nature
SURPOPULATION DES CHEVREUILS EN BOURIANE
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AUJOURD’HUI dans la forêt de Bouriane, à cause de la prolifération des chevreuils, seuls les pins que ces animaux ne peuvent pas toucher peuvent atteindre l’âge adulte.

NOS JEUNES PINS DISPARAISSENT.

NOTRE FORET SE RENOUVELLE DE PLUS EN PLUS MAL. Elle se dégrade.

NOTRE TERRITOIRE, NOTRE PAYSAGE S’APPAUVRISSENT !

Photo 1 2

Photo 1

PHOTOS 1 : Semis naturel de pin âgé d’un an : tige souple et bourgeon terminal intact

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PHOT0S 2 : Un chevreuil a brouté le bourgeon terminal : notre pin a …….plusieurs têtes ! Son avenir est très compromis, mais il n’est pas mort.

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Photo 3

PHOTOS 3 : Sa tige a grossi et est devenue plus raide ; un mâle en conflit avec un rival l’a « frotté » ; il n’a plus d’écorce sur plusieurs centimètres : notre petit pin MEURT. Avant un an, il aura DISPARU SANS LAISSER DE TRACES !

Les légendes des photos originales ont été rédigées par l’ ASSOCIATION POUR LA MAITRISE DES CERFS ET DES CHEVREUILS (AMCC) BP 70112 46002 CAHORS CEDEX Tel 05 65 36 66 69 lacombemaurice@gmail.com

3 Messages de forum
  • > > L’histoire de la forêt dans cette région / 19 septembre 2009 18:30 / par Jean Pierre Jacob

    Un long texte ancien, 1930, celui d’un géographe, Pierre Deffontaines qui écrit l’histoire de la forêt dans cette région " le Pays au bois de Belvés", et en particulier l’utilisation ou le rejet du Pin Maritime est à lire, si on veut comprendre comment les petits groupements de Pins maritimes des sommets de Bouriane, ceux qui se sont souvent ressemés seuls, dans un environnement sans chevreuils, font tellement partie du paysage Bourian qu’on y fait à peine attention. Voici l’adresse où on peut télécharger ce texte . On y lira en particulier qu’on y recueillait la résine, et des villages de la région ont pu fabriquer ces pots à partir de l’argile de leur sous sol.

    Depuis un laps de temps plus court (les années 1970) on a vu apparaitre des enrésinements bien plus vastes d’autres Conifères (Pins noirs, Pins Weymouth etc…) et les vergers à graines de l’ONF. Ce sont peut être eux , qui ont détruit des zones naturelles intéressantes, qui sont déplorés par Wil, et je le comprends. Il y a là tout un débat complexe qui ne peut pas se régler en trois messages.

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  • > > > Comment les Pins maritimes disparaissent / 15 septembre 2009 15:14 / par Jean Pierre Jacob

    Wil, notre département est habité sur toute sa surface par des hommes qui veulent y vivre le plus correctement possible ; parmi eux des agriculteurs, mais pas seulement ; une partie vit en Bouriane, pays forestier à forêt privée dominante (Chataigniers, Pins maritimes, Merisier) Le Pin maritime y est planté depuis le 18° siécle ; il fait maintenant partie du paysage lotois et peut se ressemer. Lorsqu’un propriétaire a un besoin d’argent, il peut en tirer profit:la forêt paysanne de Bouriane est ainsi considérée un peu comme une tirelire.

    Multiplier inconsidérément la population de chevreuils risque de détruire cette tirelire locale.

    J’ai beaucoup de respect pour les plantes que tu énumères ; la Lobélie brulante est à sa limite Est, la bruyère à balais a été beaucoup utilisée par l’homme rural au 19° siécle l’Hélianthéme à gouttes n’est pas une plante rare en France sur les sols sableux. Je ne pense pas que les milieux que tu décris réapparaissent obligatoirement si le Pin Maritime disparait. Une remise en ordre de la biodiversité reste complexe.

    Par contre , je pense que la Fédération départementale de la Chasse gagnerait beaucoup à communiquer sur la gestion (qu’elle veut exercer seule) de la faune sauvage qu’elle développe ou qu’elle détruit (sangliers, chevreuils, cerfs, "nuisibles "divers). D’où l’attitude que je développe actuellement en Commission départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage : contestation de la liste actuelle de nuisibles, approbation de la régulation imposée par l’Administration du sanglier et du chevreuil,fauteurs de dégâts, voire du cerf si nécessaire. Qu’en pense t’on si on adhère à Lot nature ? Amitiés JP

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  • > > Comment les Pins maritimes disparaissent / 14 septembre 2009 22:03 / par Wilfried Ratel
    Bonjour, Le Pin maritime n’est pas vraiment originaire du Lot (espèce de l’Ouest de la Méditerranée) mais il a été planté et a pris la place de nombreux milieux naturels dans le Lot. Encore aujourd’hui, en Bouriane par exemple, les pinèdes remplacent les pelouses ou landes acides qui elles deviennent de plus en plus rare. Adieu Lobélie brulante (protégée au niveau départemental), Bruyère à balais, Hélianthème à gouttes (espèces déterminantes pour les ZNIEFF), … et bienvenue aux plantations de pins bien propres ou envahies par des espèces de fructicées telles ronces. A l’heure de la reconquête des espaces embroussaillés du département, voilà au moins une action bénéfique des grands herbivores.

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