Une thése récente concernant la Pie bavarde : présentation
Dynamiques spatiale et démographique de la pie bavarde Pica pica en France : François Chiron
Implications pour la gestion
lundi 22 juin 2009, par Jean Pierre Jacob
A l’occasion de la préparation de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, nous avons pris connaissance d’éléments intéressants dans la thèse récente de François CHIRON soutenue le le 23 février 2007 au Museum d’Histoire Naturelle.
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Jury :

Mr BRETAGNOLLE Vincent, CNRS (CEBC) Rapporteur

Mr KERY Marc, Professeur Swiss Ornithological Institute Rapporteur

Mr JULLIARD Romain, Maître de Conférence MNHN co-Directeur de thèse

Mr THIOLLAY Jean-Marc, CNRS co-Directeur de thèse

Mr BAGUETTE Michel, Professeur MNHN Examinateur

Mlle DOUCENE Nélia, Dir. espaces verts Dpt de la Seine-Saint-Denis Examinatrice

Mr MIGOT Pierre, Dir. adjoint des études et de la recherche ONCFS Examinateur

Résumé de la thése

"La ville est un habitat ‘neuf’, dynamique et encore peu étudié, le plus souvent sous l’angle des communautés d’espèces et peu sous celui des populations. Souvent traité comme une matrice hostile au vivant, cet habitat est pourtant propice à la colonisation et au maintien d’espèces comme la pie bavarde.

CCe travail traite des causes et des conséquences de la colonisation et de l’établissement récents de la pie en France dans les paysages urbanisés. Elle part d’une question locale sur le contrôle des populations dans les parcs urbains (Département de la Seine-Saint -Denis) car la pie est un prédateur de passereaux au nid et ses forts effectifs en ville inquiètent. Mais si globalement les effectifs de pies sont en croissance en ville, ils seraient aussi en déclin à la campagne.

Les 2 objectifs de cette thèse ont donc été de comprendre ce contraste d’évolution des populations entre ville et campagne et d’évaluer l’impact de la pie sur la conservation des autres espèces d’oiseaux."

Nous montrons l’influence de l’habitat le long d’un gradient urbain sur le fonctionnement spatial et la démographie des populations de pies. La croissance des effectifs en ville implique une meilleure fécondité et la disparition locale des populations à la campagne serait due à une baisse de la survie des populations.

A la campagne, nos résultats tendent à prouver les effets négatifs du piégeage.

Nous montrons aussi les effets de la qualité de l’habitat notamment au travers de la nourriture apportée par l’homme en ville. En revanche, la corneille noire, une espèce en croissance et le principal compétiteur et prédateur de la pie, n’aurait pas d’impact sur la dynamique d’évolution des pies en France.

Quelles implications pour la gestion des populations de cette espèce considérée comme ‘nuisible’ ?

Quelles sont les conséquences de l’expansion rapide de la pie dans les parcs urbains sur l’avifaune native ?

Testé par un retrait expérimental de pies, nous ne montrons pas d’impact de ce prédateur sur les populations et les communautés d’oiseaux. A l’avenir, si le contrôle des populations de pies était nécessaire, nous présentons les meilleures stratégies de piégeage afin de permettre un contrôle local des effectifs sans compromettre la conservation de cette espèce en France.

Ce résumé et le texte complet de la thése à télécharger sur le site de l’Unité Mixte de Recherches (UMR) 7204 : Conservation des espèces, Restauration et Suivi des Populations ( Museum d’Histoire Naturelle de Paris- CNRS- UMPC)

http://www2.mnhn.fr/cersp/spip.php ?rubrique35

Une présentation intéressante et illustrée de la thése de F.Chiron figure sur le blog de Frédéric Malher consacré aux Oiseaux des Villes à l’adresse suivante :

http://lesoiseauxenville-biblio.skynetblogs.be/post/4883275/la-pie-dans-les-parcs-urbains-de-seine-st-den

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